On ne protège bien que le patrimoine que l’on connait

« Il en est des villes comme des humains. Si belles qu’elles aient été, les cités vieillissent, se rident comme un visage jadis poli. Les pierres que nous assemblons prennent dans nos mains un peu de notre fragilité. La nature se charge de réduire en ruines les œuvres auxquelles nous rêvions de conférer un caractère d’éternité. Surveiller les morsures des années sur une ville, la garder avec piété contre la décrépitude et l’abandon, ce n’est pas seulement honorer les morts en sauvegardant l’héritage d’art qu’ils nous ont légué, c’est encore assurer aux vivants, avec une existence plus digne, une source intarissable d’avantages et de projets… »
« Les Blésois sont en effet des gens calmes, pondérés, habitués à la mesure. Plus peut-être que dans bien d’autres régions, ils verraient d’un fort mauvais œil la sauvegarde de leurs richesses assurée à coup de procès et d’amendes. Il ne faut pas oublier que la population dans sa très grande majorité est favorable à la conservation du patrimoine historique… On ne saurait sans manque de réalisme vouloir conserver Blois intégralement dans son état actuel. Des concessions limitées devraient permettre de rendre une fluidité raisonnable à la circulation… ».
L’homme a besoin de repères dans son environnement quotidien et familier. Le paysage urbain est l’un de ces points de repère. Mais depuis plusieurs décennies on constate facilement une accélération des changements de ce paysage urbain. Il faut don sensibiliser les habitants au patrimoine quotidien qui les entoure et dont souvent, ils n’ont ni connaissance ni conscience : que ce soit les éléments incontournables les plus connus : châteaux, églises, abbayes, ponts anciens, fontaines mais aussi ce que l’on appelle le petit patrimoine : sources, croix de chemins, oratoires, girouettes, bornes etc…
La ville de Blois possède encore un patrimoine visible extérieurement important, après les destructions de juin 1940 et aussi tout ce qui a été détruit par la volonté des divers conseils municipaux depuis 1945 : hôtels particuliers, rue des Juifs, chapelle de l’Hôpital Général, tour et bâtiments conventuels des Cordeliers, ancien grenier à sel etc…
Toute une autre partie du patrimoine se cache bien derrière des façades privées, dans des bâtiments ou espaces publics, sous le sol ou le long de la Loire. Quand il s’agit d’aménagements intérieurs dans des espaces privés, il est plutôt inconnu et très fragile puisqu’il est soumis à l’humeur ou au goût des propriétaires, conscient ou non de cette protection. On peut citer la chapelle de l’hôtel Sardini, les lambris peints ou non des hôtels de Saumery, Druillon, rue du Palais ou des lambris Louis XV en chêne naturel de la closerie des Oiseaux. On peu ajouter dans cette catégorie de patrimoine caché : les souterrains de la Défense passive, celui du Remenier, les celliers gothiques rue du Commerce, Porte-Chartraine et du Puy-Châtel, la sacristie de l’ancienne collégiale St. Jacques, les contreforts de l’église St Honoré, les signes de la navigation sur la Loire, la conduite de pierre de la fontaine St Lomer etc…
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